Plan d’action

 

Les Métallos demandent au gouvernement fédéral de mettre à jour de toute urgence le plan d’action sur le bois d’œuvre résineux qu’il a publié en 2017. L’industrie en a besoin maintenant pour contrer la vague d’emplois perdus, se stabiliser et croître à l’avenir.

Le nouveau plan d’action doit inclure les points suivants :

1. Ne pas limiter l’accès à l’assurance-emploi en raison de l’indemnité de départ

Des travailleuses et travailleurs ont vu leurs demandes de prestations refusées même s’ils avaient cotisé pendant des années à l’assurance-emploi (AE). L'objectif de la négociation de meilleures indemnités de départ n'a jamais été de limiter l’accès aux prestations d’AE. Les syndiqués ne devraient pas être pénalisés en raison des dispositions qu’ils ont réussi à négocier dans leurs conventions collectives.

2. Ne pas limiter l’accès à l’AE en raison des droits à congés annuels

À l’heure actuelle, les droits à congés annuels nuisent à la capacité des travailleurs d’accéder à l’AE lors de mises à pied. Les travailleurs sont de nouveau pénalisés parce qu’ils n’ont malheureusement pas pris leurs vacances avant leur mise à pied.

3. Réduire les heures d’admissibilité lors d’une seconde demande d’AE

Un grand nombre de travailleuses et travailleurs forestiers ont fait l’objet de multiples rondes de mises à pied. S’ils n’ont pas accumulé suffisamment d’heures avant la seconde mise à pied, ils n’ont pas droit à l’AE. Ils doivent avoir droit à une réduction des heures admissibles lors d’une seconde demande d’AE. Le gouvernement fédéral a convenu d’un tel arrangement dans l’industrie pétrolière en 2015.

4. Offrir des garanties de prêts aux entreprises qui ont payé des droits

Dans le cadre d’une stratégie économique durable, les entreprises forestières doivent obtenir des garanties de prêts correspondant à 75% du montant qu’elles ont payé en droits. Les flux de trésorerie de nombreuses petites entreprises sont affaiblis. Le Québec a déjà mis en place de telles garanties de prêts.

5. S’efforcer de mettre fin au conflit sur le bois d’œuvre résineux avec les États-Unis

Dans un marché intégré comme la foresterie, un tel différend commercial est injustifié. Il n’en a pas été question pendant les négociations de l’ACEUM, et le différend demeure «une affaire en suspens» dans les relations commerciales avec les États-Unis.